Insignes Parachutistes

Brevet Parachutiste d'Infanterie de l'Air



Brevet d'Infanterie de l'Air
créé en 1936

Insigne en tissu du Brevet de Parachutiste de l’Armée de l’Air :
Il est créé en 1936 et porté par le personnel de l’Infanterie de l’Air de 1937 à 1940 composée des 601 et 602ème G.I.A. L’insigne est repris par le R.C.P. jusqu’en 1946. Le port en est réglementé par un certificat ; L’insigne est brodé en argent, les ailes et l’étoile en fils dorés.
Il est important de souligner que par décision ministérielle n°349/EMGA/35 du 31 juillet 1945, l’Armée de l’Air « cède » ses Troupes AéroPortées à l’Armée de Terre. (Source UNP)


Insigne Sauts de Motivation.



Les Fusiliers Commandos de l’Air et les Conducteurs de Chiens Engagés (MTA) non susceptibles de d’obtenir le Brevet Militaire de Parachutisme, peuvent effectuer deux Sauts de Motivation. Ce personnel doit être apte médicalement et avoir reçu l’Instruction adaptée à ce type de Saut.

A l’issue des épreuves au sol et en vol, il se voit attribuer un Insigne métallique et un certificat délivré par le Commandant de l’Escadron de Formation des Fusiliers Commandos de l’Air (E.F.C.A.).


Brevet d'Initiation au Parachutisme Militaire de l'Armée de l'Air.


Il est délivré aux élèves de l'Ecole de l'Air  et de l'Ecole Militaire de l'Air, au personnel spécialiste Fusilier Commando et au personnel affecté aux Unités d'Intervention de la BAFSI quelle que soit leur spécialité, à l'issue de la période de formation et l'exécution de quatre sauts dont un avec ouverture du parachute de secours. Ce Brevet est numéroté, un Diplôme est attribué par le Général Commandant la BAFSI.


Brevet de Parachutisme Militaire de l'Armée de l'Air.



Il est délivré au C.A.S.V. exclusivement au personnel spécialiste Fusilier Commando de l’Air, Maîtres Chiens et au personnel affecté dans les unités d’intervention du B.A.F.S.I., quelle que soit leur spécialité.

Les conditions d’attributions sont les suivantes :

-         être titulaire du brevet militaire de parachutisme délivré par l’école des troupes aéroportées (E.T.A.P.) ;

-         avoir effectué au minimum 30 sauts à ouverture automatique ;

-         avoir effectué au centre de saut en vol un saut à ouverture automatique de jour avec équipement (gaine et armement) prolongé par un exercice au sol et un saut de nuit à ouverture automatique avec équipements complet prolongé par un exercice au sol.

Ce Brevet est numéroté avec délivrance d’un diplôme par le Général Commandant la B.A.F.S.I. .

Définition héraldique :

“Parachute argent orné en chef d’une étoile d’or brochant en cœur un vol d’or, sur brochant une demi-couronne de feuillage de chêne d’argent”.



Brevet Militair de Parachutiste Spécialisé de l'Armée de l'Air.



Brevet Militaire de Parachutiste Spécialisé de l’Armée de l’Air, il sanctionne l’aptitude du personnel cadre et engagé Fusilier Commando de l’Air, affecté en Unité d’Intervention, à effectuer des sauts à ouverture commandée retardée avec charge.

Ce Brevet est numéroté avec délivrance d’un diplôme par le Général Commandant la B.A.F.S.I. .

“Ailes et étoiles d’or, parachute et lauriers d’argent, brochant le tout, cinq petites étoiles d’azur” .



Insigne des Parachutistes d'Essai.



La création d’une Section Parachutiste au sein du Centre d’Expérimentations Aériennes Militaire est décidé en Juillet 1946 par le chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air et est place sous les ordres du Lieutenant CHAIX Brevet TAP N°22 en 1937 . Avec lui les sept premiers paras d’essai qui on été eux aussi brevetés avant guerre , il sont alors repartis entre le CEV ( Centre d’Essai en Vol ) et le CEAM .
Le CEAM est actuellement établi sur la BA 118 de Mont-de-Marsan . Le Lieutenant Robert CARTIER fut le brevet N°1 ( 6 Septembre 1947 ) de parachutiste d’essai et le N°95 ( En 2000 ) fut le Sergent JARDEL .

“Ailes, parachute et étoile d’or, couronne de lauriers d’argent”

Texte largement inspiré  des précisions apportées par le Général (2s) J.P. Vinciguerra dans la revue Commando n°73 de l'Amicale:

1/ L'insigne a été institué par le 1er modificatif n°1001/EMGFAA du 29 janvier 1949 à l'instruction n°4200/EMGFAA//EC du 27 juillet 1948, relative au port des insignes mobile spéciaux du Personnel Navigant de l'Armée de l'air. Il est alors désigné comme "insigne de Parachutiste de l'Infanterie de l'air, sous-spécialité de Parachutiste d'Essai". (source: Service Historique de la Défense)

2/ Lors de la création des Commandos de l'air en 1956, le commandement obtient le classement de ces dernier dans le corps du personnel navigant et par la même l'attribution de l'indemnité pour services aériens au taux n°1, à condition d'être titulaire d'un brevet du personnel navigant.

Par décision n°8382/SPAA/4/B.V.T. en date du 06 juin 1957, le Secrétaire d'Etat aux Forces Armées "Air" décerne à compter du 14 décembre 1956*, le Brevet Militaire de Parachutiste de l'Infanterie de l'Air aux 367 premiers Commandos de l'Air.

Le premier Brevet n°5070 est attribué au Cne Claudius JOMAIN (Commando Air 20/541), le 367ème brevet n°5473 au 2ème classe Jean-Pierre XUEREF (Commando Air 10/541).

3/ Le Brevet Militaire de Parachutisme d'Infanterie de l'Air a donc bien été, effectivement, décerné aux 367 premiers Commandos de l'Air  en 1957. Il semble avoir été délivré par équivalence au Brevet T.A.P. que ces derniers avaient obtenus soit à Pau, soit dans les Centres T.A.P. en Algérie.

Les CPA, toute jeune Unité cherche de suite à égaler les meilleurs Régiments Parachutistes de l'Armée de Terre et pour être reconnu ont décidés de porter le Brevet T.A.P. (Terre) et non le Brevet d'Infanterie de l'Air.

Dans les années 65/70 certains de nos grands anciens d'Algérie arborent l'Insigne métallique du Brevet de Parachutiste de l'Infanterie de l'Air (ce qui n'est pas illégal à l'époque), peut-être par nostalgie et en souvenir de leurs débuts dans le monde aéroporté de l'Armée de l'Air.

La désignation ambigue du dit Brevet (Infanterie de l'Air / Parachutiste d'Essai)  occasionne à cette époque, des malentendus pour catégories de personnel pouvant prétendre le porter, y compris chez les Parachutistes Sportifs de l'Armée de l'Air, et une certaine "irritation" chez les Parachutistes d'Essai.

L'Etat Major de l'Armée de l'Air clarifie cette situation par la fiche n°1783/EMAA/1/ADM du 22 juin 1970, document qui demande la rectification de l'instruction n°4200. Son 6ème modificatif n°3730/EMAA/3/OP du 21 juillet 1970 supprime ainsi la mention "de l'Infanterie de l'Air" pour ne laisser plus apparaître que "d'Essai" en regard de l'insigne concerné. (source: Service Historique de la Défense).

* date du décret n°56-1284 du 14 novembre 1956 autorisant le classement dans le P.N. des Militaires appartenants aux Commandos de l'Air.

Sources: - Bulletin Officiel de l'air du 17.10.1957 (partie annexe n°13 à l'édition chronologique)

                      - Commandos Parachutistes de l'Air 1956 - 1962 par Henri FERAUD

                      - Article du Général (2s) J.P. Vinciguerra dans la revue Commando n°73 de l'Amicale


Brevet d'Initiation au Parachutisme Militaire.




Brevet de Parachutisme Militaire



C’est le 1er juin 1946 que fût créé le brevet militaire de parachutisme, en remplacement de différents brevets portés jusqu’en 1945 : brevet d’infanterie de l’air, brevet para FFL, brevet britannique, brevet commandos de France, ailes opérationnelles SAS et brevet Polonais. La version de base est homologuée en mai 1955 sous le N° G 1185.

- Le parachute te porte,

-Les ailes du grand Saint Michel te supportent,

- L’étoile te guide,

- Les lauriers te rappellent la gloire des anciens,

- La couronne de chêne, c’est la force qui caractérise les paras,

- Mais la mort te guette et elle est représentée par le noir entre les suspentes.

 

Le Brevet de Parachutisme Militaire ou BPM dure 2 semaines. La première semaine est consacrée a l’instruction au sol menée par des moniteurs a l’Ecole des Troupes Aéroportées de Pau.

Au cours de la deuxième semaine, 6 sauts a Ouverture automatique (SOA) sont effectués : quatre de jour (dont l’un avec ouverture du parachute de secours) et 1 de nuit sans équipements, puis 1 de jour avec l’ensemble de parachutage individuel. Depuis sa création, plus de 663 000 parachutistes ont été brevetés à l’ETAP de Pau.

Les tests physiques de base pour accéder au brevet Militaire de Parachutiste sont les suivants :

 

  • 30 flexions extensions des jambes
  • 15 flexions extensions des bras
  • 40 abdominaux
  • 4 tractions à la barre fixe
  • 6 m de grimper bras et jambes
  • 1500 m à réaliser avec un sac à 11 kg en moins de 9 minutes
  • 8 km à réaliser avec un sac à 11 kg en moins de 1 heure



  • Brevet de Chuteur Opérationnel.



    Crée en 1946, en même temps que le brevet de parachutisme militaire, ce brevet permet au parachutiste qualifié de faire des sauts a des altitudes entre 1200 mètres et 10000 mètres. Ces saut sont dits “à ouverture commandée retardée (SOCR)”, puisque le déclenchement de l’ouverture du parachute est fait à l’initiative du parachutiste après une phase plus ou moins longue de chute. L’utilisation de l’oxygène est souvent nécessaire.



    Brevet  de Moniteur Parachutiste



    Les titulaires de ce Brevet ont la capacité d'enseigner la pratique du saut en parachute à ouverture automatique, du largage de personnels et de colis d'accompagnement, à toutes catégories de personnel.

    LE BREVET DE MONITEUR PARACHUTISTE. Créé en octobre 1946, dans la logique de la création du Brevet de Parachutisme Militaire (BPM), le Brevet de Moniteur Parachutiste est obtenu par des sous-officiers au terme d’une formation de huit semaines, effectuée à l ’école des troupes aéroportées de Pau, et constituée de plusieurs qualifications :

    - responsable de l’instruction du BPM et de la confection des colis d’accompagnement ;
    - largeur de parachutistes lors des sauts automatiques à partir de différents aéronefs ;
    - sous-officier d’embarquement par voie aérienne ;
    - aptitude à la pratique de la chute libre.


    Les candidats doivent au préalable avoir obtenu la qualification de Chef de Groupe de Saut, qui leur permet d ’inspecter les Parachutistes au sol et de faire partie du détachement chargé du marquage d’une Zone de Saut.


    L’insigne se distingue du BPM par sa couleur or et le remplacement de l’étoile par trois cercles imbriqués tricolores. Il est également porté par les officiers qui, au terme d’un stage de onze semaines, obtiennent le brevet d’Officier Spécialiste des Techniques Aéroportées. Celui-ci permet aux titulaires d’exercer les fonctions spécifique liées à la préparation et la conduite des séances de saut, en plus des qualifications détenues par les Moniteurs.


    Brevet d'Instructeur Chute



    Brevet de Moniteur SOCR (Saut à Ouverture Commandée Retardée) créé en 1994 Les officiers ou sous-officier titulaires de ce brevet forment les chuteurs militaire ainsi que les moniteurs parachutistes.